HARRY ET LE JEUNE MONDE derrière les murs de l’Établissement Pénitentiaire pour Mineurs La Valentine à Marseille

Avec le soutien de la DRAC PACA, de la ville de Marseille et de l’EPM la Valentine.
Depuis le 2 avril, Julie Villeneuve, Ilan Couartou et Claude Veysset interviennent à l’EPM La Valentine. Des temps de présentation et d’ateliers sont proposés à un groupe de jeunes mineurs incarcérés autour des thématiques de la prochaine création du Facteur indépendant Harry et le Jeune Monde.

La réception de la première présentation théâtrale d’extraits de la création en cours a été profonde, intense. Les échanges, les mots partagés, les ateliers qui ont suivi — et qui se poursuivent encore — le sont tout autant.

La beauté, l’intelligence, la lucidité sont là. Même derrière ces murs. Malgré l’absurdité du système, la violence institutionnelle, les immenses injustices sociales, et l’infinie tristesse des trajectoires souvent fracassées, les jeunes accueillent cette proposition avec une attention rare. 

Les thématiques abordées — la justice, l’amitié, la place qu’on cherche à prendre dans le monde, la question du bonheur, du regard de l’autre — résonnent avec force. À chaque séance, quelque chose s’écrit, s’ouvre, parfois se fracture. Le théâtre, ici, n’explique rien. Il propose. Il écoute. Il regarde. Il fait place.

Une petite restitution, à destination des membres de l’institution, a eu lieu le 16 mai.
Le projet se poursuivra à la rentrée 2025.

 » On a tiré le rideau pour dire la vraie vérité sur l’EPM. Avant que vous veniez, la vérité était cachée. Maintenant, les haut-gradés connaissent nos paroles. J’ai aimé m’exprimer. Dans la cellule, tu prends sur toi, comme une marmite sur le feu. Ici, j’ai réussi à éteindre le feu. C’est comme si on baissait le feu. »
Ayman

« Avec vous, je me sens plus à l’aise. J’ai écouté d’autres façons de penser. C’était génial. » 
Daniel 

« Ça m’a mis à l’aise. Je m’amuse. Je ne me suis pas ennuyée. Je ne suis plus dans le monde de la prison quand je suis avec vous. On dirait que je suis dans un autre monde. « 
Yacine 

« J’ai beaucoup apprécié les heures de théâtre. Ça m’a appris beaucoup de choses et j’aimerais vraiment, si possible, en refaire et que vous reveniez incessamment sous peu. Ça nous aide. On a appris plein de trucs sur la vie. Qu’on n’est pas tout seul. Je suis vraiment ému aujourd’hui. »
Idriss

Avec le soutien de la DRAC PACA, dispositif Culture et Justice, de la ville de Marseille et de l’Établissement Pénitencier pour mineurs de la Valentine.

En route pour Bruxelles pour le deuxième volet du projet Théâtre et soin

Avec le soutien de l’Union européenne
Ce voyage est consacré à une rencontre avec l’association Théâtre & réconciliation.

Théâtre et Réconciliation développe depuis trente ans un projet qui utilise le théâtre pour la cohésion sociale et la gestion des traumatismes et a mis au point une méthode pour faire du théâtre un instrument de réconciliation. L’organisme intervient dans les zones de conflit (au Burundi avec les victimes de torture comme avec les tortionnaires ou au Congo avec les enfants soldats notamment) et, plus généralement, pour venir en aide aux personnes fragilisées en Belgique.

https://www.theatrereconciliation.org

Cette rencontre s’inscrit dans le projet Théâtre et soin.
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HARRY ET LE JEUNE MONDE, sortie de résidence au 3bisF à Aix en Provence le 27 février 2025 à 17h

L’occasion de découvrir l’univers de cette nouvelle création du Facteur indépendant et d’entendre des extraits de la pièce en cours d’écriture

Réservation et infos

 » Un jour comme les autres où j’étais allongée sous ma couette, un oiseau est venu se poser au bord de ma fenêtre. J’étais surprise parce qu’il pleuvait, et c’est très rare de voir un oiseau sous la pluie. Il était tout petit. Plus petit que ma main. Il avait des petits yeux tout ronds et il chantait, un très joli petit chant. Il me regardait dans les yeux. Son chant, j’avais l’impression que c’était pour moi qu’il le chantait. C’était un oiseau parmi des milliers d’oiseaux. Je ne connaissais pas son nom et pourtant j’avais la sensation que c’était le monde entier qui venait taper à ma porte. J’ai souri pour la première fois depuis longtemps et puis il m’a tourné le dos et il s’est éloigné en sautillant. Il se retournait de temps en temps pour me regarder, comme pour me dire viens avec moi, allez, viens, tu vas voir. Il est entré dans une toute petite cabane qu’une vieille dame du quartier qui parle aux oiseaux avait posée pour eux sur une branche de l’arbre qui est juste devant ma fenêtre. J’ai fermé les yeux et j’ai suivi l’oiseau en pensée.

L’intérieur ne ressemblait pas du tout à l’extérieur. C’était un autre monde… Une espèce de grotte, mais une grotte extérieure, une grotte qui n’aurait pour se protéger du monde, qu’une peau.

Parfois, il faut aller chercher ailleurs, naviguer dans des mondes qu’on ignore, quitte à se perdre, prendre des chemins aussi bizarres que les rêves qu’on fait la nuit. Peut-être ils nous disent une vérité, quelque chose que notre cerveau tout carré, tout normé, tout plein de peurs n’est pas en mesure d’entendre, ni de comprendre… Parfois il faut entrer en dialogue avec d’autres parts de nous-mêmes… Vivre des choses que nous n’aurions jamais imaginé…

Dans cette cabane, il y avait deux êtres, en plus de l’oiseau. Un jeune homme et la vieille dame. Tous les deux me rappelaient très fortement quelqu’un : Moi. C’était étrange, pourtant ils ne me ressemblaient pas, et tous les deux étaient très différents aussi… Il y avait aussi une odeur de crêpes, qui m’a tout de suite fait penser aux après-midi chez ma grand-mère. »

Julie Villeneuve

Distribution

Conception, écriture et mise en scène
Julie Villeneuve

Jeu
Laurence Janner et Ilan Couartou

Création sonore
José Amerveil

Scénographie
Claudine Bertomeu

Collaboration artistique
Claude Veysset

Traces vidéo et crédits photos
Florence Lloret

Résidence et coproduction : 3 bis f Centre d’arts contemporains d’intérêt national – Aix-en-Provence – Résidences d’artistes | arts vivants & arts visuels

Le Facteur indépendant organise une table ronde théâtre et santé mentale le 28 janvier 2025

Avec le soutien de l’Union européenne
Cette table ronde réunit artistes, patients et soignants du Centre Hospitalier psychiatrique Valvert à Marseille.

Dans le cadre du projet Théâtre et soin développé par Le facteur indépendant en collaboration avec Théâtre & Réconciliation (Belgique), nous invitons patients et soignants à une table ronde intitulée « Théâtre et santé mentale » pour échanger autour de nos perspectives et expériences respectives.
La table ronde est précédée de la projection d’une vidéo retraçant l’aventure menée au Centre Hospitalier Valvert par Julie Villeneuve en décembre 2024 avec des patients et soignants de l’Etoile, pavillon des personnes âgées, et des adolescents de l’hôpital de jour Nausicaa.

« Ce que j’écris n’est jamais très gai. Écrire des choses pas gaies ça me libère. C’est bien de pouvoir verbaliser son mal être. C’est déjà une possibilité d’entrevoir la guérison.
Écrire, prendre une plume, être parmi mes pairs, des êtres semblables à ce que je ressens dans mon corps, dans ma chair, je me sens plus reconnu, donc ça me donne envie d’écrire, de m’émanciper, de me libérer.
Ce qu’il faut arriver à susciter c’est le feu sacré qui est en chacun de nous, parce qu’il est en chacun de nous. Même si parfois il est en sommeil, il existe.
J’ai toujours été convaincu que l’art avait pour vocation d’attiser ce feu.»
Gilles Spadari, participant aux ateliers

Cette table ronde s’inscrit dans le projet Théâtre et soin.
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Le Facteur indépendant en résidence au Centre hospitalier psychiatrique Valvert à Marseille du 2 au 11 décembre 2024

Avec le soutien de l’Union européenne et de la ville de Marseille
Ateliers intergénérationnels de théâtre et d’écriture pour les patients, les soignants et les personnes extérieures.

Les ateliers se construisent autour des thèmes de la prochaine création de la compagnie : nos élans, nos rêves, mais aussi les obstacles qui nous entravent, et comment une belle rencontre peut changer une vie.

Chaque matin, un atelier de théâtre, parole et écriture se tient à l’Étoile, pavillon des personnes âgées. Les après-midi, la compagnie accueille les adolescents de l’Hôpital de jour Nausicaa et du DSA (Dispositif soin adolescents), ainsi que des patients de l’Étoile, dans la salle de théâtre de l’hôpital.  Il leur est proposé de travailler ensemble, d’inventer des histoires et des dialogues, d’improviser, et de partager leurs perceptions du monde, leurs rêves…

Le mercredi 11 décembre nous proposons un spectacle, sortie de résidence, et le mardi 28 janvier à 14h, Le Facteur Indépendant invite patients et soignants à une table ronde intitulée « Théâtre et santé mentale », également dans la salle de théâtre, pour échanger autour de nos perspectives et expériences.

Cette résidence s’inscrit dans le projet Théâtre et soin.
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FILLES DU VENT les 7 et 8 novembre 2024 au collège Henri Fabre à Vitrolles avec le Théâtre Fontblanche

En tournée depuis 2017, le spectacle met en scène deux comédiennes dont l’une se remémore un souvenir d’enfance marquant, l’arrivée d’une nouvelle dans sa classe de CM2. « C’était une Tzigane, une Rrom ! ». Ses peurs et ses questionnements d’alors lui reviennent, mais aussi les joies que lui ont procurées cette improbable et belle rencontre, cette amitié qui a transformé son regard sur le monde.

Voir un reportage réalisé par France 3 sur le spectacle

Distribution

Conception, écriture et mise en scène
Julie Villeneuve

Jeu
Anne-Claude Goustiaux et Julie Villeneuve

Production
Le Facteur indépendant avec le soutien de la Ville de Marseille et de la Fondation de France

Partenariats
Théâtre de Lenche, Friche Belle de mai, Badaboum Théâtre, Festival Latcho Divalo, Théâtre Strapontin, Le Parvis des Arts

Crédits Photos
Florence Lloret

HARRY ET LE JEUNE MONDE résidence au Carré Sainte Maxime octobre 2024

Avec le soutien du ministère de la culture dans le cadre de l’été culturel
Répétitions sur la prochaine création de la compagnie Harry et le jeune Monde alternent avec des ateliers en direction des adolescents.

« J’ai pensé ce spectacle pour la jeunesse parce que c’est un âge où on est dans une sorte de latence. On subit souvent les injonctions, le rythme et les choix des adultes, on s’ennuie, on essaie de comprendre. Pour se construire, on regarde les autres autour, on cherche des directions, des idoles, des exemples à suivre ou à ne pas suivre… On désire ressembler à tout le monde et en même temps on voudrait se distinguer. Il est difficile de se créer un chemin, entre la peur de se tromper de rêve et celle de s’ennuyer dans une vie trop petite, entre confort et intensité, authenticité et conformisme. C’est un âge où les rencontres sont particulièrement déterminantes, car elles ouvrent des perspectives, donnent des permissions, et une belle rencontre peut bouleverser une vie, ouvrir un horizon. Il faut rêver beaucoup, je crois.
C’est une de ces rencontres que je veux faire vivre aux adolescents, en les invitant dans l’antre d’Harry, tout comme un jour Monde, deuxième personnage de la pièce y a fait irruption. »
Julie Villeneuve

Lire la presse

HARRY et le MONDE résidence Carré ste Maxime oct 24
HARRY ET LE JEUNE MONDE résidence Carré ste Maxime oct 24

Distribution

Conception, écriture et mise en scène
Julie Villeneuve

Jeu
Mathile Lefèvre et Ilan Couartou

Traces sonores et vidéo
Florence Lloret

Scénographie
Claudine Bertomeu

Collaboration artistique
Claude Veysset

Soutien pour cette résidence
Carré Sainte Maxime et Ministère de la culture dans le cadre de l’été culturel

Harry et le jeune Monde

En création

Un dialogue philosophique et poétique, dédié à la jeunesse, entre deux personnages dans une tente, une tanière, un refuge.

Cette tente pourra être installée sur des plateaux de théâtre ou dans des lieux non dédiés.

Création les 9 et 10 mars 2026 au Théâtre du Bois de l’Aune – Aix en Provence.
A suivre 6 représentations au Carré sainte Maxime du 23 au 26 mars 2026.

« Une envie profonde m’est venue de créer un spectacle qui irait à la rencontre des jeunes avec un dispositif immersif et un personnage désinhibé, Harry, qui renverse les codes de la bienséance et invite tout un chacun à accueillir ses singularités, à se placer du côté de ce qui est juste même si ce n’est pas confortable, même si ça peut être excluant.

Harry est une vieille dame malade et fatiguée, c’est chez elle que les spectateurs sont invités à entrer. C’est une exilée, une étrangère, une inadaptée. Elle a vécu plusieurs vies, porte la mémoire du monde dont elle aime écouter les sons. Elle aime la poésie, la littérature, la musique et a autant d’amour pour l’espèce humaine que de mépris. Elle ne peut pas vivre seule. Elle ne peut pas vivre avec les autres. Elle navigue en permanence. Elle n’a jamais renoncé à la liberté et la liberté n’est jamais douce. Elle n’aime pas les lieux communs, les routes trop bien tracées, les vérités trop faciles. Elle n’estjamais à l’endroit où on l’attend.

Auprès d’Harry vit Monde. C’est elle qui lui a donné ce nom. Monde est un jeune garçon en fuite, à fleur de peau, en quête de sens. Il est fragile, sauvage et impulsif, blessé comme un oiseau tombé du nid et furieux comme un tigre. Il porte en lui la douleur muette de ceux qui se sentent « à côté de la plaque ». Auprès d’Harry, il se sent enfin bien.

L’histoire que je veux raconter est avant tout celle d’une rencontre, la rencontre improbable entre deux êtres que tout oppose et qui pourtant s’aident mutuellement à survivre, à revivre. La pièce se joue dans un lieu onirique que le personnage d’Harry appelle son « ventre ». Il n’y a pas de rapport frontal scène-salle. L’espace de jeu est partout, les spectateurs aussi. Mon but est que ce lieu suspendu, hors du temps, ce ventre, soit une métaphore du monde intérieur : un espace secret, effrayant et protecteur, où l’on peut se perdre pour mieux se retrouver. Un lieu de transformation, où le réel et l’imaginaire s’entrelacent, où les temporalités se superposent. Ce n’est pas un espace figé, c’est un passage, un seuil entre le passé et le futur, entre la perte, le deuil et la renaissance.


Julie Villeneuve

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Distribution

Conception, écriture et mise en scène
Julie Villeneuve

Collaboration à l’écriture
Marcelle Basso, Ilan Couartou, Claude Veysset

Jeu
Marcelle Basso, Ilan Couartou

Collaboration artistique et assistanat mise en scène
Claude Veysset

Création lumière
Iris Julienne

Création Sonore
Joseph Amerveil

Scénographie
Anaide Nayebzadeh

Production
Le Facteur indépendant avec le soutien de la Ville de Marseille, de la Direction Régionale des Affaires Culturelles PACA du Conseil Départemental 13

Co-production et résidences
Réseau Traverses, Association de structures de diffusion et de soutien à la création du spectacle vivant en région  Sud Provence Alpes Côte d’Azur.
Le Carré Sainte Maxime, scène conventionnée d’intérêt national
3bisF, Centre d’arts contemporains d’intérêt national – Aix-en-Provence – Résidences d’artistes | arts vivants & arts visuels
L’Entre-Pont – Nice (dispositif Résidences accompagnées 2025)

Accueil en résidence
L’Astronef , l’extra-théâtre Marseille
Théâtre de l’Unité
Domaine de l’Étang des Aulnes, centre départemental de création en résidence
Scène Méditerranée
Cie L’entreprise

Crédits Photos, vidéos et direction de production
Florence Lloret

COSMOs

Création mars 2023 à La Criée, Théâtre National de Marseille
En tournée – tout public à partir de de 14 ans – Durée : 1h15

De sa relation fusionnelle avec son chien Cosmo, Julie Villeneuve a créé une autofiction sensible qui questionne la singularité des liens entre les vivants, entre l’homme et l’animal.

 » ll y a un orage et moi qui m’inquiète pour mon chien avec lequel je ne suis pas, que je sais terrorisé par les grondements du ciel. Un ami me demande : qu’est-ce qui t’inquiète autant ? Je réponds : qu’il soit tout entier plongé dans le présent, plein d’angoisse, et sans conscience que ça va s’arrêter.
L’ami conclut : tu devrais écrire sur ta relation à Cosmo.
C’est comme ça que tout a commencé.
J’ai écrit ce spectacle sur ce lien qui m’a transformée, qui a fait l’être que je suis aujourd’hui. Un bouleversement. Une révélation. Un sauvetage. Un vertige. Une histoire d’amour.
Un Monde c’est ouvert plus grand. Avant Cosmo, je ne regardais pas les oiseaux, les plantes, il n’y avait que les humains et je me sentais très seule. »
Julie Villeneuve

À la création, Julie et son chien occupaient ensemble la scène. Depuis Cosmo a disparu. Son absence est une autre forme de présence, inconcevable, troublante, intense. Dans cette introspection sans concession, dressée avec tendresse, humour et pudeur, Julie Villeneuve partage une part intime de sa vie, son enfance, sa famille et la rencontre des enfants des rues côtoyés en Roumanie. Elle nous parle en profondeur du rapport à l’autre, à l’amour, et nous embarque dans un voyage tout en beauté et délicatesse qui nous relie au monde et à nous-mêmes.

Extrait programme la Criée -Théâtre National de Marseille
Octobre 2024 à l’occasion de la reprise du spectacle

Télécharger le dossier artistique

Télécharger le calendrier des représentations

Ecouter une émission de radio sur la création de COSMOs par Julie Villeneuve

Distribution

Conception, écriture, jeu et mise en scène
Julie Villeneuve

Co mise en scène et direction d’acteur
Mathilde Lefèvre

Création lumière
Jade Rieusset / Yann Loric

Création Sonore
Joseph Amerveil

Création vidéo
Florence Lloret

Complice de toujours
Claude Veysset

Production
Le Facteur indépendant avec le soutien de la Ville de Marseille et de la DRAC PACA.

Co-production
Théâtre La Cité, Marseille dans le cadre de la Biennale des Écritures du Réel

Accueil en résidences
Théâtre La Cité, La Criée – Théâtre national de Marseille, La Distillerie, L’Astronef, Hôpital Édouard Toulouse, Théâtre des Salins – Scène nationale de Martigues.

Soutien à la Diffusion
Région Sud

Crédits Photos
Mathieu Mangaretto, Florence Lloret

Pourquoi M. Seguin a-t-il emprisonné sa chèvre ?

Création mars 2018 à La Criée, Théâtre National de Marseille dans le cadre de la Biennale des écritures du réel #4 porté par le Théâtre La Cité

Ce spectacle créé avec des adolescents de Marseille, nous invite à revisiter le célèbre conte d’Alphonse Daudet, les questions fondamentales qu’il soulève et comment elles font écho à notre époque.
Partant de l’histoire de La Chèvre de Monsieur Seguin, Julie Villeneuve a proposé à des adolescents de réfléchir à deux notions au cœur de la société actuelle : la liberté et la sécurité.

 » Des barrières de sécurité, des sacs que l’on fouille à l’entrée des magasins, des caméras de surveillance, des spots radio qui préviennent gravement qu’il fait chaud ou qu’il fait froid et qu’il faut prendre ses précautions, des militaires avec des mitraillettes dans les rues ou sur les plages, des murs que l’on érige pour se protéger de ses voisins, des cris d’alarme sur le réchauffement climatique et l’extinction d’un grand nombre d’espèces animales… Comment ne pas se laisser envahir par la peur ? Comment faire la part des choses et rester du côté de la vie ? Sur le plateau, ils sont cinq. Ils ont entre 14 et 16 ans. Ils sont tout à la fois chèvres, loups et bergers ; sauvages et domestiqués. Ils transgressent leurs peurs, leurs hontes parfois, pour être là et jouent à éprouver les mouvements contradictoires de libération et de repli avec lesquels nous sommes tous aux prises. Ils s’emparent et interrogent le célèbre conte d’Alphonse Daudet La chèvre de monsieur Seguin pour tendre un miroir à notre humanité, poser des questions politiques et philosophiques sur leurs vies, la vie en général et notre société. »
Julie Villeneuve

Distribution

Conception, écriture et mise en scène
Julie Villeneuve

Participation au texte et jeu
Zoe De Barbarin, Ahmadou Diallo, Charlotte Du Crest, Tim Rousseau, Alric Gaudin, et des extraits du conte d’Alphonse Daudet La chèvre de M. Seguin

Assistante à la mise en scène
Lætitia Langlet

Regard extérieur, aide à la conception et à la dramaturgie
Claude Veysset

Regard sur le mouvement
Magalie Jacquot

Création lumière
Sarah Marcotte

Création Sonore
Joseph Amerveil

Costumes, accessoires et scénographie
Julia Didier

Vidéo
Florence Lloret, Claude Veysset et Samuel Bester

Production
Le Facteur indépendant avec le soutien de la Ville de Marseille et de la Fondation de France.

Co-production
Théâtre La Cité et la Criée, Théâtre National de Marseille

En Partenariat avec 
Établissement Pénitentiaire pour Mineurs La Valentine, Emmaüs Saint-Marcel, le Lycée Renée Caillié, le Centre social La Capelette

Crédits Photos
Laure Melone